Un type bien que je ne connais pas vraiment a eu une bien bonne idée. Il a écrit un billet sur son blog, intitulé « Things learned in 2007 ». Et il commence son billet en disant quelque chose du genre « plutôt que, tel Paco Rabanne s’y essayât en son temps, prédire les fantastiques ou horribles événements allant se produire cette année, je vais modestement faire le point sur ce que j’ai cru comprendre de mon année 2007 » (traduction libre et infidèle).
Et au risque de me répéter, j’ai trouvé cela une excellente idée. Sauf que voilà, je ne suis pas vraiment d’accord avec lui… Et vu que ça commence à faire un moment que je n’ai rien posté sur ce blog, je saute sur l’occasion…
Premièrement
Vouloir que les trains arrivent (et partent) à l’heure est d’une tristesse monumentale. En effet, les meilleurs moments que j’ai passé dans le train, c’était en discutant avec des gens que je ne connaissais pas. Or, pour briser la glace et oser parler avec la belle brune qui est en face de vous, rien de tel qu’un retard, une panne, un incendie dans la vallée du Rhône ou je ne sais quoi.
Donc je ne sais pas si la SNCF pensait à tout ça les dernières fois que j’ai pris le train, mais c’est vraiment ce qui fait une grande partie de son charme à ce mode de transport (à mon goût), et 2007 m’a donné envie de prendre plus souvent les trains en retard.
Deuxièmement
Par moment, on vit sa vie de la même manière qu’une brindille descend un cours d’eau : sans trop réfléchir, en se laissant bercer par les rapides, porter par le torrent. Cela arrive peut-être aux gens qui prennent trop le train, en tout cas ça m’est arrivé l’année passée, et ça durait peut-être bien depuis deux-trois ans… Et alors ? Eh bien des rayons de soleil provenant d’un peu partout en France semblent converger et me donner une image encore floue mais bien réelle de ce qu’il pourrait en être de tout ça.
Troisièmement
Quelqu’un m’a dit la chose suivante :
« Dans la vie, c’est très difficile de trouver de vrais amis. La plupart du temps, on est avec des gens avec qui on partage un objectif commun, comme un concours, un diplôme ou vivre dans Nice sans payer un loyer trop cher. Ces gens là sont des personnes sur lesquelles on peut compter tant que cet objectif “extérieur” est là et nous lie à elles. En revanche, une fois l’obstacle franchi, une fois que la relation de “dépendance” s’évanouit, alors il est fort probable que “l’amitié” en fasse de même, et que ces pseudos-amis se séparent à jamais.
Réfléchis un peu, combien de véritable amis as-tu ? Combien de personnes fréquentes-tu sans quelque part “profiter égoïstement” d’elle comme elle “profite égoïstement” de toi ?
En bref, un véritable ami est quelqu’un avec qui tu prends plaisir à discuter, que tu as du plaisir à voir, juste parce que tu es avec lui, que tu discutes avec lui. Des amis comme ça, tu ne t’imagines pas à quel point c’est précieux. Combien penses-tu avoir la chance d’en rencontrer dans ta vie ? Une centaine ? Penses-tu vraiment en découvrir un par an ? Non, c’est une ressource bien plus rare et précieuse que tu ne le penses. »
Et je suis content, parce que je sais que j’en ai.
Et aussi…
Que toutes les fleurs sont belles, que l’hiver niçois est un été lillois, que les personnes qui nous semblent simples sont souvent les plus compliquées, que les personnes que l’on déteste nous semblent simples, quelques notions d’informatique fondamentale, et tout un tas d’autres choses…
Vive le train!
Vive les brunes!
Vive les retards!
Vive les grands voyages!
Vive les rencontres avec les vrais amis!
Ceci dit, j’ai moi aussi une fois rencontré une fois quelqu’un qui m’a tenu un discours identique: “Mes amis sont des contacts que j’appelle si j’ai besoin et ils font pareil, ca me convient comme ça, on se sert les uns des autres et chacuns le sait.”
J’ai été choqué de ces paroles et je lui ai fait savoir ce que pour moi c’était que des amis.
Personnellement avec mes vrais amis j’aurais du mal a faire ça, même si on se rend des services mais ça n’a rien avoir au niveau de l’echelle des sentiments.
Je souhaite a tout le monde de rencontrer des gens aussi sympatique que je connaisse, qui vous aide, vous remonte le moral, discute de tout et de rien, n’hésite pas a parler profondement qui sont humains finalement!
C’est ça l’amitié c’est un grand sentiment encore plus sacré que les vaches en indes.
Fab, tu es mon ami!
Et pas simplement un gars de passage, continuons notre petit bout de vie ensemble sans perdre contact.
Hey hey Jems, à la vie à la mort :o)
Je te félicite pour la traduction dans l’introduction =)
Pour ma part j’adore le train parce que je m’y perds dans mes pensées, on dirait que ça tourne tout seul… mille et mille choses sont nées dans les paysages européens à grande et moyenne vitesse =) et quand le train s’arrête sur la voie, pfuit! plus rien! Après, il faut attendre le RER encore plus longtemps.
Alors, tout ça pour dire: il faut que je m’applique encore un peu. Avec de la bonne volonté, en Janvier prochain j’aurai peut-être appris à aimer les trains retards.
Merci pour ce très bel écho
Olivier.
Courage, tout vient à point à qui sait attendre. (haha, même les trains…)